Cent ans après la mécanique quantique, les physiciens interrogent le rôle de l’observateur dans la réalité
Un siècle après la naissance de la mécanique quantique, ses paradoxes fondamentaux continuent de bousculer notre conception de la réalité. Dans un long article publié le 4 décembre 2025, la revue Science revient sur une évolution marquante de la physique théorique contemporaine : la remise en question croissante de l’idée d’une réalité objective et absolue, indépendante de l’observateur.
La mécanique quantique, élaborée à partir de 1925 par Werner Heisenberg et Erwin Schrödinger, a profondément transformé la compréhension du monde atomique. Si elle demeure l’une des théories les plus prédictives de l’histoire des sciences et le socle de nombreuses technologies modernes, son interprétation demeure aujourd’hui encore débattue. Au cœur de ces controverses se trouve le problème de la mesure : comment un système quantique aux états multiples et indéterminés acquiert-il une valeur définie lorsqu’il est observé ?
Longtemps dominante, l’interprétation dite de Copenhague admettait le caractère indéterminé du monde quantique tout en évitant de préciser ce qui constitue réellement une « mesure ». D’autres approches ont tenté de préserver une réalité objective, en postulant l’existence de variables cachées ou de mécanismes physiques sous-jacents. Les expériences de type tests de Bell, menées depuis les années 1970, ont cependant fortement contraint ces hypothèses, suggérant que certaines propriétés n’existent pas avant d’être mesurées.
Ces difficultés conceptuelles sont aujourd’hui ravivées par des prolongements du célèbre paradoxe de « l’ami de Wigner », dans lequel deux observateurs peuvent légitimement attribuer des états différents à un même système physique. Des travaux théoriques récents, appuyés par des expériences de plus en plus sophistiquées, suggèrent qu’il pourrait être impossible de maintenir simultanément l’idée d’événements absolus et celle d’une causalité locale conforme à la relativité.
Dans ce contexte, des interprétations dites relationnelles ou informationnelles gagnent en visibilité. Le physicien Carlo Rovelli défend ainsi une mécanique quantique relationnelle, selon laquelle les propriétés d’un système n’existent qu’en relation avec un autre système. De son côté, Chris Fuchs promeut le QBism (Quantum Bayesianism), une approche dans laquelle l’état quantique reflète les croyances d’un agent sur les résultats possibles de ses interactions avec le monde, plutôt qu’une description objective de la réalité.
Ces perspectives, encore minoritaires il y a quelques décennies, rencontrent un écho croissant, notamment chez les jeunes chercheurs. Un récent sondage publié dans Nature montre que les cadres relationnels et informationnels figurent désormais parmi les interprétations les plus soutenues par les doctorants et chercheurs en début de carrière. Des philosophes des sciences, initialement critiques, reconnaissent également leur capacité à résoudre certains paradoxes internes à la théorie.
Si ces approches suscitent de vifs débats — certains physiciens estimant que la mécanique quantique reste incomplète, notamment en l’absence d’une théorie quantique de la gravité — elles convergent vers une idée forte : l’observateur ne peut plus être entièrement exclu de la description du réel. La science ne décrirait plus un monde totalement indépendant de l’expérience, mais un ensemble de régularités relatives à des points de vue situés.
Au-delà de la physique, ces discussions résonnent avec des questionnements plus larges sur la place de l’expérience, de la subjectivité et du sens dans la connaissance scientifique. Comme le souligne l’article de Science, si cette relativité des faits reste imperceptible à l’échelle de la vie quotidienne, elle pourrait s’avérer aussi fondamentale pour notre compréhension du monde que l’a été la relativité du temps et de l’espace au XXᵉ siècle.
Cent ans de mécanique quantique : Science interroge la nature du réel
Cent ans après la mécanique quantique, les physiciens interrogent le rôle de l’observateur dans la réalité
Un siècle après la naissance de la mécanique quantique, ses paradoxes fondamentaux continuent de bousculer notre conception de la réalité. Dans un long article publié le 4 décembre 2025, la revue Science revient sur une évolution marquante de la physique théorique contemporaine : la remise en question croissante de l’idée d’une réalité objective et absolue, indépendante de l’observateur.
La mécanique quantique, élaborée à partir de 1925 par Werner Heisenberg et Erwin Schrödinger, a profondément transformé la compréhension du monde atomique. Si elle demeure l’une des théories les plus prédictives de l’histoire des sciences et le socle de nombreuses technologies modernes, son interprétation demeure aujourd’hui encore débattue. Au cœur de ces controverses se trouve le problème de la mesure : comment un système quantique aux états multiples et indéterminés acquiert-il une valeur définie lorsqu’il est observé ?
Longtemps dominante, l’interprétation dite de Copenhague admettait le caractère indéterminé du monde quantique tout en évitant de préciser ce qui constitue réellement une « mesure ». D’autres approches ont tenté de préserver une réalité objective, en postulant l’existence de variables cachées ou de mécanismes physiques sous-jacents. Les expériences de type tests de Bell, menées depuis les années 1970, ont cependant fortement contraint ces hypothèses, suggérant que certaines propriétés n’existent pas avant d’être mesurées.
Ces difficultés conceptuelles sont aujourd’hui ravivées par des prolongements du célèbre paradoxe de « l’ami de Wigner », dans lequel deux observateurs peuvent légitimement attribuer des états différents à un même système physique. Des travaux théoriques récents, appuyés par des expériences de plus en plus sophistiquées, suggèrent qu’il pourrait être impossible de maintenir simultanément l’idée d’événements absolus et celle d’une causalité locale conforme à la relativité.
Dans ce contexte, des interprétations dites relationnelles ou informationnelles gagnent en visibilité. Le physicien Carlo Rovelli défend ainsi une mécanique quantique relationnelle, selon laquelle les propriétés d’un système n’existent qu’en relation avec un autre système. De son côté, Chris Fuchs promeut le QBism (Quantum Bayesianism), une approche dans laquelle l’état quantique reflète les croyances d’un agent sur les résultats possibles de ses interactions avec le monde, plutôt qu’une description objective de la réalité.
Ces perspectives, encore minoritaires il y a quelques décennies, rencontrent un écho croissant, notamment chez les jeunes chercheurs. Un récent sondage publié dans Nature montre que les cadres relationnels et informationnels figurent désormais parmi les interprétations les plus soutenues par les doctorants et chercheurs en début de carrière. Des philosophes des sciences, initialement critiques, reconnaissent également leur capacité à résoudre certains paradoxes internes à la théorie.
Si ces approches suscitent de vifs débats — certains physiciens estimant que la mécanique quantique reste incomplète, notamment en l’absence d’une théorie quantique de la gravité — elles convergent vers une idée forte : l’observateur ne peut plus être entièrement exclu de la description du réel. La science ne décrirait plus un monde totalement indépendant de l’expérience, mais un ensemble de régularités relatives à des points de vue situés.
Au-delà de la physique, ces discussions résonnent avec des questionnements plus larges sur la place de l’expérience, de la subjectivité et du sens dans la connaissance scientifique. Comme le souligne l’article de Science, si cette relativité des faits reste imperceptible à l’échelle de la vie quotidienne, elle pourrait s’avérer aussi fondamentale pour notre compréhension du monde que l’a été la relativité du temps et de l’espace au XXᵉ siècle.
EMI : le Washington Post met en lumière leurs effets durables
Les expériences de mort imminente (EMI) : un impact durable sur la vie des survivants, selon une enquête du Washington Post
Une enquête du Washington Post parue le 18 novembre 2025 examine comment les expériences de mort imminente (EMI), vécues par des personnes ayant frôlé la mort, peuvent transformer profondément leur existence et leur rapport au monde.
Le journal illustre ce phénomène à travers plusieurs témoignages : d’une jeune mère ayant vécu une perte de conscience lors d’un accouchement d’urgence et s’étant sentie flotter dans un “vide paisible”, à une survivante d’arrêt cardiaque décrivant une vision symbolique d’une ville familière et de proches décédés.
Selon les récits recueillis, ces expériences, bien que très hétérogènes sur le plan phénoménologique, partagent des thèmes récurrents tels que une sensation d’unité avec l’environnement, une perception de lumière brillante, le sentiment d’être hors du corps ou de flotter dans un espace indéfini, et parfois des rencontres perçues comme significatives ou aimantes.
Transformations psychologiques et existentielles
Les personnes interrogées décrivent des changements durables après leur EMI :
Diminution de la peur de la mort, souvent remplacée par une acceptation sereine ou une compréhension élargie du sens de l’existence.
Evolution des priorités de vie, avec une plus grande attention aux relations humaines et aux valeurs altruistes.
Reconfiguration du rapport à soi et aux autres, parfois accompagnée de difficultés d’intégration sociale, car ces vécus sont difficiles à verbaliser et peuvent susciter incompréhension ou scepticisme autour du sujet.
Des spécialistes cités dans l’article soulignent que si les EMI peuvent être profondément positives, elles peuvent aussi poser des défis psychosociaux, notamment lorsqu’il s’agit d’intégrer une expérience subjective intense dans le quotidien.
Ce type d’observations s’inscrit dans une croissance des recherches scientifiques sur les états de conscience extrêmes, qui mettent en évidence des effets durables sur la spiritualité, les valeurs personnelles et la vision du monde — parfois au delà des cadres religieux traditionnels. Certaines études indiquent que près de 70 % des personnes ayant vécu une EMI signalent des changements dans leurs croyances spirituelles ou religieuses après l’événement. Une littérature scientifique souligne également que ces transformations peuvent persister des décennies après l’événement, avec des modifications durables des valeurs, des priorités et de la perception de soi.
Les chercheurs impliqués dans l’étude de ces phénomènes insistent sur l’importance d’un accompagnement clinique adapté, notamment l’acceptation du vécu rapporté par les sujets et la mise en place de supports thérapeutiques validés pour aider à l’intégration des implications existentielles et psychiques de ces expériences.
Conclusion
L’article du Washington Post illustre une tendance scientifique et sociale : les expériences de mort imminente ne sont plus reléguées à des récits anecdotiques, mais questionnent la compréhension neuroscientifique et psychologique de la conscience, l’impact durable de ces vécus sur la vie des individus, et la nécessité clinique d’en saisir les enjeux pour offrir un accompagnement symbolique et psychologique adéquat aux personnes concernées.
Expérience de mort imminente sous kétamine à Liège : une reconnaissance médiatique et scientifique croissante
Une expérience de mort imminente sous kétamine documentée au CHU de Liège
Dans un article publié le 25 novembre 2025, Le Monde relaie un cas clinique d’expérience de mort imminente (EMI) survenu dans un contexte médical d’extrême urgence et récemment publié dans la revue Brain and Behavior. Il s’agit d’une patiente belge de 73 ans, atteinte d’une bronchopneumopathie obstructive chronique (BPCO) sévère, retrouvée inconsciente à son domicile et admise en urgence après une détresse respiratoire majeure.
Lors de l’intubation préhospitalière, une dose accidentellement très élevée de kétamine (7 mg/kg, soit plus de deux fois la dose usuelle) est administrée en bolus intraveineux. L’intervention s’accompagne d’une hypoxie sévère, d’une hypercapnie marquée et d’une bradycardie importante. La patiente est ensuite admise au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège, où elle est ventilée pendant vingt-quatre heures, hospitalisée une semaine en réanimation puis sept jours en pneumologie, avant de regagner son domicile.
Deux semaines plus tard, alors qu’elle s’apprête à quitter l’hôpital, son vécu subjectif est repéré et investigué par les médecins du Coma Science Group de l’Université de Liège, une équipe internationalement reconnue pour ses travaux sur les états de conscience altérés. Deux entretiens semi-structurés sont réalisés (à J14 puis à J75), incluant l’échelle standardisée NDE-C, sur laquelle la patiente obtient un score de 34/80, au-dessus du seuil définissant une expérience de mort imminente.
La patiente décrit une expérience profondément positive, marquée par des perceptions lumineuses, un sentiment intense de paix, une sensation de passage et, lors du premier entretien, une expérience de sortie hors du corps. Elle évoque également la perception persistante d’une présence bienveillante, vécue comme protectrice et accompagnante, ainsi qu’une diminution marquée de la peur de la mort, éléments fréquemment rapportés dans la littérature sur les expériences de mort imminente. Le suivi met en évidence une évolution du contenu mnésique dans les semaines suivant l’événement, certains éléments s’atténuant tandis que d’autres émergent, tout en maintenant un score global élevé. L’expérience s’accompagne de changements psychologiques durables, rapportés comme bénéfiques (augmentation du bien-être, empathie accrue, modification du rapport à la mort), sans retentissement psychopathologique négatif.
Les auteurs soulignent que cette EMI s’inscrit dans un contexte biologique et pharmacologique complexe, associant hypoxie, hypercapnie, bradycardie et administration massive de kétamine, anesthésique dissociatif antagoniste des récepteurs NMDA. Ils insistent sur l’impossibilité de dissocier formellement les effets du médicament de ceux liés à l’état physiologique critique, tout en rappelant les fortes analogies phénoménologiques entre les effets de la kétamine et les EMI.
La médiatisation de ce cas par un quotidien de référence témoigne d’une ouverture croissante du champ médical, neuroscientifique et médiatique à l’étude rigoureuse des expériences exceptionnelles vécues en contexte de soins critiques, et souligne l’importance de leur reconnaissance clinique et de leur prise en compte dans le suivi des patients.
The Paranormal Show
The Paranormal Show
The Paranormal Show est une émission en ligne qui s’est imposée comme un espace de dialogue et d’investigation sur les phénomènes dits « paranormaux ». Alliant rigueur scientifique, approche clinique et exploration des expériences exceptionnelles, l’émission propose à la fois des interviews, des analyses de cas et des débats sur les méthodes d’étude de ces phénomènes. Elle s’adresse aux chercheurs, praticiens et curieux souhaitant comprendre le rapport entre conscience, perception et réalité.
Découvrir les épisodes déjà disponibles gratuitement sur YouTube en cliquant ici.
Concept et format
Le format de l’émission repose sur une alternance entre :
Entretiens avec des experts : psychologues, chercheurs en parapsychologie, historiens du paranormal ou praticiens de terrain.
Analyses de cas : récits de témoins d’expériences inhabituelles, enquêtes sur OVNIs, abductions, phénomènes psychokinésiques ou télépathiques.
Discussion philosophique et théorique : interrogation sur la nature de la conscience et sur la construction du réel, inspirée par des courants comme le panpsychisme, le monisme conscient ou la noosphère (Pierre Teilhard de Chardin).
Chaque épisode vise à dépasser l’anecdote pour proposer une lecture scientifique et psychologique des expériences exceptionnelles.
Intervenants remarquables
L’émission s’est distinguée par la présence d’intervenants de renom :
Thomas Rabeyron, psychologue clinicien et chercheur, spécialiste des expériences exceptionnelles et de la clinique du paranormal.
Renaud Evrard, chercheur en parapsychologie et sciences cognitives, apportant un éclairage sur les méthodes expérimentales et les approches statistiques dans l’étude des phénomènes paranormaux.
Mario Varvoglis, président de l’Institut Métapsychique International (IMI), pour discuter des protocoles expérimentaux et de la rigueur scientifique en parapsychologie.
Nicolas Dumont, psychologue clinicien, qui explore la relation entre conscience et réalité, mettant en avant des hypothèses comme la « construction du réel par l’ensemble des consciences stabilisées ».
Objectifs et approche
The Paranormal Show se distingue par :
L’interdisciplinarité : mélange de psychologie, neurosciences, philosophie et parapsychologie.
L’ouverture au doute méthodique : l’émission encourage la critique constructive et la vérification des phénomènes tout en respectant l’expérience subjective des témoins.
L’approche clinique : certains intervenants, comme Nicolas Dumont, analysent les expériences paranormales à travers le prisme de la conscience humaine, des états modifiés et de l’impact psychologique sur les témoins.
Réception et impact
L’émission a su créer une communauté engagée de passionnés et de chercheurs. Elle contribue à :
Diffuser les connaissances scientifiques sur des phénomènes souvent stigmatisés.
Encourager la réflexion critique et la méthodologie rigoureuse dans l’étude de la parapsychologie.
Servir de plateforme pour les collaborations entre chercheurs académiques et praticiens de terrain.
The Paranormal Show représente une initiative rare dans le paysage médiatique francophone : un espace où l’étude scientifique du paranormal rencontre la réflexion philosophique et clinique. L’émission démontre que l’exploration des phénomènes exceptionnels peut se faire sans sensationalisme, en combinant rigueur, curiosité intellectuelle et respect de l’expérience humaine. Elle incarne une tentative de rapprocher recherche académique et vécu subjectif, ouvrant de nouvelles perspectives sur la compréhension de la conscience et de la réalité.
Un cycle de conférences à Lyon sur la possibilité d’une approche scientifique du paranormal
Université Lyon 2 : Pourquoi le paranormal intéresse aussi les chercheurs
Lyon, le 21 novembre 2025 — L’Université Lumière Lyon 2 lance, dans le cadre de son Université Tous Âges (UTA), un cycle de conférences singulier intitulé « Une approche scientifique du paranormal » (cycle C6). Ce cycle met en lumière la convergence entre sciences, psychologie, histoire et épistémologie pour interroger les « expériences exceptionnelles » au-delà des clichés.
Quoi, qui, quand ?
Le cycle est coordonné par Thomas Rabeyron, professeur d’université à Lyon 2 (Institut de Psychologie, CRPPC), en collaboration avec Paul-Louis Rabeyron (pédopsychiatre), Bertrand Méheust (sociologue) et Mario Varvoglis (psychologue expérimentale).
Il est composé de 6 conférences, chacune d’une durée de 2 h, programmées les jeudis de 14h à 16h entre février et mai 2026.
Le cycle se tiendra sur le campus Berges du Rhône, Université Lumière Lyon 2 (Quai Claude Bernard, Lyon 7e).
Les thématiques abordées
Le programme des conférences couvre plusieurs angles pour appréhender la notion de paranormal de façon rigoureuse :
Introduction et vocabulaire – définitions et cadrage du débat.
Anthropologie – les phénomènes paranormaux dans différentes cultures à travers les âges.
Histoire des sciences – du magnétisme animal aux débuts des « sciences psychiques ».
Expérimentation en laboratoire – comment étudier scientifiquement le paranormal ?
Épistémologie – les frontières entre culture, science et paranormal.
Psychologie clinique – la prise en charge des expériences exceptionnelles dans un cadre thérapeutique.
Pourquoi ce cycle est notable
Il propose une approche rationnelle et ouverte, loin des extrêmes : ni crédulité naïve, ni rejet pur et simple.
Il s’adresse à un public large (tout adulte, sans condition de diplôme), fidèle à la mission de l’UTA, qui vise à diffuser la recherche universitaire auprès d’un public non spécialisé.
Le cycle pourrait intéresser particulièrement les chercheurs, les cliniciens, mais aussi les personnes ayant vécu des phénomènes dits “paranormaux” : il offre un espace de réflexion et d’échange scientifique sur des expériences souvent marginalisées.
Modalités d’inscription
Les inscriptions sont ouvertes dans la limite des places disponibles : au moment de rédaction, 68 % des places sont déjà occupées pour ce cycle.
Le tarif pour un cycle (6 conférences) est de 60 €, plus 25 € pour l’inscription administrative UTA. Université Tous Âges+1
L’UTA délivre une carte d’auditeur nécessaire à l’entrée aux conférences
Samuel Caussié sur Radio Nova dans une émission sur le Paranormal
Samuel Caussié sur Radio Nova
La Matinale de la Nuit est une émission hebdomadaire de libre-antenne animée par Aymeric Lompret, Laurie Peret, Patrick Chanfray et Vincent Piguet sur Radio Nova. Diffusée tous les mardis de 22h à minuit, elle mêle humour, chroniques, appels d’auditeurs et thèmes décalés — le tout “en pyjama et cocktail à la main” selon la station.
Le mardi 28 octobre 2025, l’émission spéciale « Paranormal » de La Matinale de la Nuit a proposé, un espace d’échanges consacré aux phénomènes inexpliqués, à la recherche des expériences limites et à la question de la conscience au‑delà de ses formes ordinaires. Durant cette session, Samuel Caussié est intervenu brièvement pour apporter son éclairage professionnel.
Pour le CIRCEE, cette présence témoigne du croisement fécond entre la recherche‑clinique en expériences exceptionnelles et les médias grand public. Elle contribue à rendre visible une approche rigoureuse de phénomènes souvent réduits au simple sensationnalisme.
Pour écouter l’intervention de Samuel Caussié dans l’émission spéciale Paranormal, cliquez ici.
Thomas Rabeyron invité du podcast In Tenebris : le dossier Battersea
Le podcast In Tenebris, créé par Marine Benoit et produit par Damien Somville, consacre le quatrième épisode de sa saison 2 à une affaire fascinante : « Le dossier Battersea ». Cet épisode en deux parties revient sur l’un des phénomènes de hantise les plus intenses du XXᵉ siècle, survenu à Londres en 1956, resté paradoxalement méconnu malgré sa richesse documentaire.
En 1956, des phénomènes de hantise d’une rare intensité ont bouleversé le quotidien d’une famille londonienne. L’affaire est l’une des plus denses du 20e siècle. Paradoxalement, elle reste aujourd’hui méconnue.
Un regard scientifique sur l’extraordinaire
La seconde partie de l’épisode accueille Thomas Rabeyron, pour une intervention d’une grande rigueur clinique, qui apporte un éclairage psychologique et phénoménologique sur les vécus de hantise : comment comprendre ces manifestations sans les réduire à la pathologie ? Quels processus inconscients, symboliques ou intersubjectifs peuvent s’y jouer ?
À travers cet échange, In Tenebris dépasse le simple récit d’épouvante pour ouvrir une réflexion plus profonde sur les limites du psychisme, la construction du sens face à l’inexpliqué et la fonction réparatrice du récit dans l’intégration de l’étrange.
Rabeyron y évoque, en filigrane, ses travaux sur la clinique des expériences exceptionnelles (Dunod, 2020) et sur les modèles contemporains liant psyché et matière (Codex Anomalia, Dunod, 2023), inscrivant cette discussion dans le prolongement d’une recherche empirique et théorique de plus de vingt ans.
Un pont entre science et mystère
L’épisode témoigne d’un positionnement rare dans le paysage médiatique : il conjugue la rigueur du discours scientifique et l’ouverture à l’énigme du vécu humain. À ce titre, la participation de Thomas Rabeyron constitue un repère pour celles et ceux qui s’intéressent à la clinique du paranormal, aux états non ordinaires de conscience ou aux formes contemporaines de la croyance.
🎧 S2 – Épisode 4 : Le dossier Battersea (première partie) est disponible sur Acast et les principales plateformes d’écoute, comme Spotify.
Vertical Project Media : explorer la conscience, au-delà du matériel
Descriptif de l’initiative
Depuis 2018, Vertical Project Media s’engage à offrir un espace de réflexion renouvelée autour des grandes questions de la conscience, de l’expérience humaine et de la réalité — au-delà des cadres strictement matérialistes. Sa mission : mettre en lumière les recherches et vécus de femmes et d’hommes « visionnaires », et proposer un dialogue ouvert entre science, spiritualité, transcendance et quête de réalisation personnelle.
Au cœur de cette initiative, plusieurs axes :
Des événements (présentiels ou en ligne) sur des thématiques telles que la conscience, les expériences transpersonnelles et l’évolution de la subjectivité.
Une plateforme média (Vertical Media) riche en contenus : émissions live, replays, conférences, ateliers, ciné-ateliers pour le grand public.
Un espace professionnel (Vertical Work) destiné aux professionnels ou à ceux en transition souhaitant développer et partager leurs activités dans ce champ.
Un service de coaching (Vertical Pro) pour accompagner des projets individuels ou collectifs de transformation.
Ce que vous pourrez y trouver
Une bibliothèque de contenus stimulants réunissant recherche, témoignages et réflexions sur les états modifiés de conscience, la spiritualité, les approches non-ordinaires du psychisme.
Un réseau de professionnels et passionnés : pour échanger, collaborer, s’inspirer dans un champ à frontière entre psychologie, psychothérapie, psychologie transpersonnelle.
Des formations et accompagnements adaptés : que l’on soit clinicien, psychologue, coach ou simplement en quête d’un approfondissement personnel, l’initiative propose des modalités variées.
Et surtout une vision évolutive : un questionnement sur l’évolution collective de la conscience, sur le rôle individuel dans ce mouvement global, sur la pertinence d’un « nouvel ordre de conscience » tel que formulé par Pierre Teilhard de Chardin — cité comme source d’inspiration.
Pour accéder à la plateforme, cliquez ici : Vertical Project Media.
Rencontre autour du Grand Manuel de Parapsychologie scientifique – Paris
Le grand rendez-vous de la parapsychologie en 2025
Le lundi 24 novembre 2025, de 19h30 à 22h30, se tiendra à Paris (Salle Glycines, Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 6ᵉ) une soirée exceptionnelle organisée par le Institut Métapsychique International (IMI) : la « Rencontre autour du Grand Manuel de Parapsychologie Scientifique ».
Cet événement marque le lancement public du Grand Manuel, ouvrage collectif – fruit du travail de seize chercheurs – qui a également reçu le prestigieux Parapsychological Association Book Award 2025. Par sa taille, sa rigueur et sa dimension pluridisciplinaire, il s’annonce comme une référence majeure pour quiconque souhaite s’engager sérieusement dans l’étude des phénomènes psi : chercheurs, cliniciens, étudiants ou praticiens curieux.
La programmation de la soirée se décline en deux temps clés :
Une présentation du projet éditorial, afin de restituer les objectifs, la méthodologie et les orientations théoriques du manuel.
Deux tables rondes thématiques :
« Toute une histoire » – abordant les dimensions historique, épistémologique, anthropologique et clinique de la parapsychologie.
« D’expériences en théories » – portant sur les recherches expérimentales, les liens entre conscience, psi et neurosciences, et les modèles théoriques du psi.
Parmi les intervenants figurent les co-directeurs de l’ouvrage (Renaud Evrard, Claude Berghmans, Paul‑Louis Rabeyron) ainsi que plusieurs membres éminents de l’IMI issus des champs de la psychologie clinique, de la neuroscience, de la sociologie et de l’ingénierie.
Information pratique : réservation fortement recommandée via Billetweb ; un nombre limité de places sera proposé sur place le jour même (paiement par chèque ou espèces uniquement). Les exemplaires du manuel seront disponibles à la vente sur place.
Prendre sa place en cliquant ici.
La clinique des expériences exceptionnelles